
Mahi Binebine est né en 1959 à
Marrakech, ville vers laquelle il revient quelques 20 années plus tard
après avoir vécu en France et aux Etats Unis. Mais ville qu’il n’a
jamais vraiment quittée. Puisque, dans son œuvre littéraire comme dans
celle picturale, Marrakech est omniprésente.
Il fait des études à Paris et est
professeur de mathématiques qu’il enseigne pendant huit ans. Mais vers
les années 80 Mahi Binebine décide de quitter l’enseignement. Et en
quittant les mathématiques, c’est vers la peinture et l’écriture
romanesque qu’il va se retourner, et c’est certainement là qu’il va
trouver sa véritable vocation en essayant, par une production assidue
et régulière, de donner le meilleur de lui-même.
Aujourd’hui Mahi Binebine est connu
aussi bien comme peintre que comme romancier. Comme peintre, notre
artiste est célèbre dans le monde entier. Ses créations personnelle ou
commune avec Miguel Galanda ont su attirer l’attention d’un public
international. Des expositions nombreuses à l’étranger et au Maroc
révèlent une œuvre qui ne cesse d’émerveiller par son intensité
chromatique. Ses tableaux se caractérisent par de belles couleurs
franches qui traduisent une sensibilité pleine d’amertume et
d’espoir.
Après quelques expositions, il publie
plusieurs romans traduits dans différentes langues :
Le Sommeil de l'esclave,
(Stock) ;
Les Funérailles de lait,
(Stock) ;
L'Ombre du poète,
(Stock) ;
Cannibales,
(Fayard, 2000) ;
Pollens,
(Fayard, 2001) ;
Terre d'ombre brûlée,
(Fayard, 2004).
Il s’installe un temps à New York (de
1994 à 1999). Il est à la fois un peintre reconnu, le Musée Guggenheim
de New York vient d’acquérir quelques-unes de ses œuvres et un auteur
prometteur de la jeune littérature marocaine de la diaspora.
Son frère, Aziz Binebine, fait partie
des 28 survivant du bagne de Tazmamart, son histoire a servi de trame
au roman de Tahar Ben Jelloun : Cette aveuglante absence de lumière.