Groupe de Recherche en

Université Chouïb Doukkali                                       Littérature Générale et Comparée

Facilté des Lettres et des Sciences Humaines

 

Journée d’étude

Le Groupe de Recherche en Littérature Générale et Comparée

 

Dans sa troisième session

                                    

 

 Organise

 

une journée d’étude sur :

Lire

 

mercredi 16 février 2005

à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines d’El Jadida,

Salle des réunions

 

 

Argumentaire

 

 

« Celui qui n’a pas relu n’a point lu ».

                                                                                                                      Gide

 

 

Lire est un acte quasi magique. Que l’on soit lecteur ou simple liseur, assidu ou temporaire, pédagogue affirmé ou homme de lettres, journaliste ou juriste... l’on est toujours confronté à la complexité de cet acte et à ses effets. L’expérience montre qu’un « texte » n’est jamais lu de la même façon et que chacun l’interprète en fonction de ses compétences, de ses intentions et des circonstances où il se trouve.

 Linéaire ou unidimensionnelle, la lecture risque d’être appauvrissante ou, en revanche, enrichissante surtout quand celle-ci s’élève à la dimension d’une activité inventive ; elle peut se réduire à une simple consommation ou se hisser au statut de la création et dans ce cas elle se transforme en son pendant, non moins envoûtant : écrire.

Qu’ils soient naturels ou culturels, les signes sont, en puissance, porteurs de sens. Leur  déchiffrement varie d’une culture à l’autre voire d’un individu à l’autre. Le « sens » est partout en état de latence, et la magie opère dès l’instant où, d’un texte, d’une phrase, d’un mot ou d’un simple (!) signe mathématique, surgit  la signifiance.

Lire est une action transformatrice, certains diraient régénératrice surtout lorsqu’elle se fait dans le plaisir (Barthes…). Elle agit immédiatement sur nos émotions, notre sensibilité, notre imagination et notre raison, ceci si elle ne touche pas physiologiquement notre corps. C’est tout notre être qui se trouve plus ou moins affecté par cet acte qui se fait généralement dans la solitude. Est-on le même après avoir lu tel ou tel texte (sacré, poétique, historique, scientifique…) ? Certainement pas.

Dans les œuvres littéraires, dans les romans en l’occurrence, certains personnages renvoient l’image du lecteur virtuel dans une sorte de mise en abyme. La question de la lecture et du lecteur est traitée de façon plus ou moins discrète par plusieurs auteurs. Il serait d’un certain intérêt de voir de quelle manière cette représentation du lecteur ou « liseur » se manifeste et quelles implications cela pourrait avoir sur les rapports intersubjectifs, et sur l’évolution du sujet lisant…

Lire et interpréter dans deux ou plusieurs langues, cela suppose un bagage culturel conséquent et une connaissance approfondie de systèmes de représentation divers et parfois opposés. Ce constat amène à s’interroger sur le comparatisme dans le domaine de la lecture.

Et sur le plan des sciences dites exactes, il serait adéquat de se demander, quels pourraient bien être les investissements intellectuels, émotionnels, affectifs qui sont déployés lors de l’opération de la lecture des symboles mathématiques, chimiques, physiques… de quelle nature est le processus psychique engagé pendant cette opération, et de quelle manière se fait la traduction des symboles, sous quelle forme et dans quelle langue (maternelle, étrangère savante, imagée…)

L’acte de lire se fonde sur des codes et des stratégies et opte pour des positions et des postures (intellectuelles et corporelles). Pour certains lecteurs, cet acte prend même l’allure d’un véritable rituel. C’est dire combien « lire », à l’image de son corollaire « écrire », est une opération extrêmement complexe nécessitant une vigilance continue et méritant l’attention des chercheurs de façon permanente.

Disloquer les certitudes et secouer les évidences sont généralement les buts des journées d’études. Celle qu’on propose d’organiser se veut de cette nature, car elle projette de poser une série de questions sur ce que tout le monde s’accorde d’appeler lire.

Elle a pour objectif de donner quelques éclairages sur les différents aspects évoqués ci-dessus. Lire, dans sa dynamique propre, intime et peu partagée (en dehors des rares révélations d’auteurs qui laissent des témoignages sur leurs pratiques de la lecture (Proust, Marthe Robert, Alberto Manguel, Umberto Eco...), reste à éclaircir et à comprendre!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour tenter d’apporter des éléments de réponse à tous ces questionnements, nous proposons les axes suivants :

 

- Aspects théoriques

- Histoire(s) de la lecture

- Didactique et  psychopédagogie

- Critique littéraire

- Lectures comparatistes

- Lectures intra et intersémiotiques

- lectures et cultures

 

 

Les collègues désirant participer à cette journée pourront soumettre leurs travaux par fichier électronique

(12 pages maximum, Times New Roman, police : 12, interlignes : 1 et demi)

 

UNIVERSITE CHOUAÏB DOUKKALI

Faculté des lettres et des Sciences Humaines

El jadida.                                                                                                     

 

Journée d’étude sur le thème

Lire

 

Nom :

 

Prénom :

 

E-mail :

 

Téléphone :             

FAX  :

Adresse :

Titre de la communication :

Résumé :

 

Prière de bien remplir le formulaire ci-joint et le renvoyer avant la date du 30 décembre 2004 à :

 

 

Adresse : M. Abdelhaq ANOUN

Faculté des Lettres

Département de Langue et Littérature Françaises

Groupe de Recherche en Littérature Générale et Comparée

B. P. 27, 24000 El Jadida

Tél : 023 34 30 58

023 34 21 69

Fax 023 34 22 44

023 34 35 32

E-mail : grlgc@yahoo.fr

 

 

 

 

UNIVERSITE CHOUAIB DOUKKALI

FACULTE DES LETTRES ET DES SCIENCES
HUMAINES

Dans sa quatrième session

Journée d’étude

Le Groupe de Recherche en Littérature Générale et Comparée

organise

El Jadida, MAROC

 

Mardi 15 mars 2005

 

 

L I R E

 

  9h : 00

Accueil et ouverture

 

9h 30

 

bullet Points de vue sur la lecture

Réda Bejjtit, El Jadida

bullet Lecture-écriture selon Stéphane Mallarmé

Abderrahmane Ajbour, El Jadida

bullet Lecture-écriture dans L’Ecole des femmes d’André Gide

Abdelaziz El Mahi, El Jadida

bullet Le Clézio, modes de lecture du passé

Abdelhaq Anoun, El Jadida

Modérateur Mohamed Benjelloun, El Jadida

 

Débat

 

15h

 

bullet Mort dans Le Scriptorium. De la lecture maléfique dans Le Nom de la rose d’Umberto Eco

Hossein Bouddouh, El Jadida

bullet Le pouvoir des livres sur le réel

Aziz Daki, El Jadida

bullet Lecture du corps dans les chants des « Négafat »

Naima Bouhali, Taza

bullet Lire l’Autre

Abdelhadi Dahani, El Jadida

bullet Lire la ville

Mohamed Aït Rami, El Jadida

Modérateur : Najlae Nejjar, El Jadida

 

Débat

 

 

retour