1ère rencontre le 15 novembre 2005, Mahi Binebine

Mahi Binebine est né en 1959 à Marrakech, ville vers laquelle il revient quelques 20 années plus tard après avoir vécu en France et aux Etats Unis. Mais ville qu’il n’a jamais vraiment quittée. Puisque, dans son œuvre littéraire comme dans celle picturale, Marrakech est omniprésente.

Il fait des études à Paris et est professeur de mathématiques qu’il enseigne pendant huit ans. Mais vers les années 80 Mahi Binebine décide de quitter l’enseignement. Et en quittant les mathématiques, c’est vers la peinture et l’écriture romanesque qu’il va se retourner, et c’est certainement là qu’il va trouver sa véritable vocation en essayant, par une production assidue et régulière, de donner le meilleur de lui-même.

Aujourd’hui Mahi Binebine est connu aussi bien comme peintre que comme romancier. Comme peintre, notre artiste est célèbre dans le monde entier. Ses créations personnelle ou commune avec Miguel Galanda ont su attirer l’attention d’un public international. Des expositions nombreuses à l’étranger et au Maroc révèlent une œuvre qui ne cesse d’émerveiller par son intensité chromatique. Ses tableaux se caractérisent par de belles couleurs franches qui traduisent une sensibilité pleine d’amertume et d’espoir.  

Après quelques expositions, il publie plusieurs romans traduits dans différentes langues : Le Sommeil de l'esclave, (Stock) ; Les Funérailles de lait, (Stock) ; L'Ombre du poète, (Stock) ; Cannibales, (Fayard, 2000) ; Pollens, (Fayard, 2001) ; Terre d'ombre brûlée, (Fayard, 2004).

Il s’installe un temps à New York (de 1994 à 1999). Il est à la fois un peintre reconnu, le Musée Guggenheim de New York vient d’acquérir quelques-unes de ses œuvres et un auteur prometteur de la jeune littérature marocaine de la diaspora.

Son frère, Aziz Binebine, fait partie des 28 survivant du bagne de Tazmamart, son histoire a servi de trame au roman de Tahar Ben Jelloun : Cette aveuglante absence de lumière.

Présenté par Abdelhaq Anoun